Cinemateur : cinéma La Grenette à Bourg-en-Bresse, salle Art et essai. Film.

Retour au palais

du 17 au 23 janvier

mer 17 à 16h30 | jeu 18 à 19h | sam 20 à 19h | dim 21 à 14h & 19h | lun 22 à 14h30 | mar 23 à 19h

Dans le cadre de l'événement La Justice dans l'Ain, soirée spéciale en présence de la réalisatrice le jeudi 18 janvier à 19h


Affiche du film

de Yamina Zoutat

Documentaire | France/Suisse | 2017 | 1h27

Fiche du film (pdf - 250.14 Ko)

Résumé

Situé sur l’île de la Cité, au milieu de la Seine, le Palais de Justice de Paris a l’air d’une forteresse impénétrable. Tel le château de Kafka, il garde bien ses secrets. Il est le lieu du pouvoir. La cinéaste, qui y a travaillé plusieurs années en tant que chroniqueuse judiciaire, connaît bien ses espaces labyrinthiques, ses pratiques, ses cérémonies. Elle y revient à présent, alors que le Palais, tel qu’elle le connaissait, va disparaître : son déménagement est prévu en 2017.  Elle l’explore donc, caméra au poing, sur les traces de sa propre expérience. Elle dit : "Je mets en scène mon expérience intime, mes émotions, mes sensations, et je les confronte au devenir d’une institution toute-puissante. Au fur et à mesure que le Palais se vide et se fait silencieux, les fantômes prennent possession des lieux.  Les murs, les boiseries, les tentures, les marches de marbre usées à force d’avoir été gravies, retiennent leur empreinte pour toujours". Son voyage dans les entrailles du temple de la loi et de la souffrance devient ainsi un film d'une formidable puissance imaginaire.

La première fois que je suis entrée dans le Palais de Justice de Paris, j’avais vingt ans. Il avait déjà mille ans et des poussières. 6999 portes, 3150 fenêtres et 24 km de couloirs, selon la légende. Les nuits où il fallait rester tard pour attendre un verdict, je m’enfonçais dans des couloirs de plus en plus sombres. J’avais la sensation que le Palais était un être vivant. La perspective de son déménagement hâte mon retour. Au fil de ses méandres et de mes rencontres, au fil des histoires tapies dans ses recoins, surgit par fragments le portrait d’une abstraction, la justice.

Bande-annonce -

Dossier de presse Fichier pdf -

 

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