Cinemateur : cinéma La Grenette à Bourg-en-Bresse, salle Art et essai. Film.

Le goût de la cerise

a été projeté du 31/08/2016 au 06/09/2016

Ce film a fait 51 entrées.


Affiche du film

de Abbas Kiarostami
avec Ahdolrahman Bagheri, Homayoun Ershadi, Safar Ali Moradi...

Drame | France/Iran | 1997 | 1h39 | VO
Sortie : 10 avril 2008

Fiche du film (pdf - 424.49 Ko)

Palme d'Or - Cannes 1997

Résumé

Un homme d'une cinquantaine d'années cherche quelqu'un qui aurait besoin d'argent pour effectuer une mission assez spéciale. Au cours de sa quête, il rencontre dans la banlieue de Téhéran un soldat, un étudiant en théologie et un gardien de musée, vivant à la limite de la marginalité. Chacun va réagir à sa proposition de façon différente.

Bande-annonce -

Dossier de presse -

Critiques

Il y a quelque chose dans le cinéma de Kiarostami qui dépasse l’entendement et qui m’empêche de trouver les mots pour exprimer clairement ce que ce cinéma a de grand, de très grand. Je crois que cela vient des innombrables richesses contenues dans ses films qui font que je ne sais pas quoi louer en priorité, toutes ces qualités fusionnant en un tout que je ne parviens pas à dissocier sans être réducteur. Kiarostami étant - en plus de cinéaste - peintre, photographe, poète… ceci explique peut-être cela. Dois-je en effet me focaliser sur la dimension poétique de ses films? Sur leurs dimensions spirituelles? Sur leurs richesses thématiques? Sur la qualité de la mise en scène? Sur la beauté des images? Et au-delà, sur l’intelligence et la cohérence de sa filmographie qui, considérée dans son ensemble, apporte un nouveau degré de lecture ?... Sans parler de ce qui apparaît dès lors comme anecdotique, à savoir une direction d’acteurs prodigieuse (des acteurs qui la plupart du temps ne le sont pas), un travail du son remarquable, un art de la narration exemplaire, un riche propos politique, une facilité à faire ressentir, sans ne rien montrer ni même suggérer, ce qui serait autrement directement l’objet de la censure (dans le cas présent, l’homosexualité par exemple)… Le tout sous l’apparence de la plus grande simplicité, qui gardera secrets tous ces trésors enfouis à un certain nombre de spectateurs (ce fut d’ailleurs initialement mon cas). Dans Le goût de la cerise, la quête d’un homme résolu à en finir avec la vie et qui recherche quelqu’un pour l’enterrer prend des dimensions qui n’ont plus rien à voir avec le sujet initial. La thématique du suicide devient le prétexte à une véritable poétique de la vie, débouchant sur une séquence finale qui en laissera plus d’un sur le carreau. Je pourrai disserter interminablement sur les différentes composantes à l’œuvre dans ce film… Je préfère m’incliner, tout simplement et venir ici rendre hommage à un travail exceptionnel.

 

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