Cinemateur : cinéma La Grenette à Bourg-en-Bresse, salle Art et essai. Film.

Le mariage de Tuya

a été projeté du 25/10/2007 au 30/10/2007

Ce film a fait 302 entrées.


Affiche du film

de Wang Quan'an
avec Bater, Sen'ge, Yu Nan...

Fiction | Chine | 2006 | 1h32 | VO
Sortie : 19 septembre 2007

Ours d'or BERLIN 2007

Résumé
Au coeur de la Mongolie chinoise, Tuya se bat pour faire vivre ses enfants et son premier mari blessé suite à un accident. Afin de résoudre ses problèmes, elle décide de divorcer et de trouver un nouveau mari. A la seule condition que celui-ci accepte de supporter toute sa famille, y compris son premier époux
Critiques
Même si le scénario peut paraître classique, le réalisateur met en avant une problématique bien réelle dans un univers lointain, où vivre le quotidien demande de tels efforts que l’accident et le handicap n’ont pas leur place. A cet endroit de la planète, un homme a un rôle à remplir, sans cette présence utile, l’équilibre familiale est affecté, une femme seule ne peut le remplacer, ne serait - ce que physiquement. Cependant, ce n’est pas là, la seule volonté du réalisateur. En effet, ce dernier a un attachement personnel à cette région, sa mère étant d’origine mongole, il décide également de témoigner d’une réalité, celle de la disparition d’une partie des traditions, de la famille et surtout de l’industrie qui chasse peu à peu de cette partie du territoire les bergers.
Wang Quan’an aurait pu tomber dans la facilité en tournant un simple drame sans profondeur, en remplissant un rôle de simple témoin d’une situation. Seulement, le film est bien plus profond que cela et témoigne de bien plus de réalisme que ce que le scénario laisse à penser. Le mari, Bater, un homme au physique massif tient ici le rôle d’un homme résigné, qui n’a plus sa place dans le cercle familial et qui sent qu’il est un poids au quotidien pour sa femme à qui il ne laisse pas le choix. Tuya, seule vraie actrice du film incarne parfaitement le rôle d’une personne qui jamais n’abandonnera son rôle de femme, de fermière, de mère.

Si Wang Quan’an a décidé de faire appel à des locaux plutôt qu’à des acteurs c’est aussi pour donner aux spectateurs cette crédibilité qu’ils sont seuls capables de rendre à l’écran. On pourrait presque parler de témoignage documentaire. Un film à voir.

 

site xhtml strict - réalisation aglca