Drame | français, belge | 2019 | 1h32 |
de Charlène Favier
avec Jérémie Renier, Noée Abita, Catherine Marchal
Distributeur : Jour2fête
Sortie : 04/11/2020

Slalom

Ce film a été projeté du 06/10/2020 au 06/10/2020

  • Entrée offerte aux adhérents (présentation de la carte d'adhésion 2020 obligatoire) par Le Cinémateur pour fêter la réouverture de La Grenette. Il est recommandé d'acheter son billet en avance aux caisses de l'Amphi

Résumé

Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020

Lyz, 15 ans, vient d'intégrer une prestigieuse section ski-études du lycée de Bourg-Saint-Maurice. Fred, ex-champion et désormais entraîneur, décide de tout miser sur sa nouvelle recrue. Galvanisée par son soutien, Lyz s'investit à corps perdu, physiquement et émotionnellement. Elle enchaîne les succès mais bascule rapidement sous l'emprise absolue de Fred...

Bande annonce

Critiques

La championne de ski aux épaules massives de Slalom, de Charlène Favier, est donc cette brindille qui répond au nom de Noée Abita, beauté latine et version sicilienne d’Anna Karina. Une frange courte, une cascade de cheveux bruns, un regard très doux, une bouche en cœur. La sélection de ce premier long-métrage en compétition, à Angoulême, a révélé au public l’actrice âgée de 21 ans, qui en paraît cinq de moins.En plus de l’éclosion de sa comédienne, Slalom fait apparaître un sujet qui, jusque-là, n’était guère traité au cinéma. Dévalant les pistes, dans sa course folle, Liz emporte et charrie avec elle les autres histoires qui commencent à sortir dans les médias, comme celle de Sarah Abitbol, l’ancienne championne de patinage artistique, qui a raconté, il y a quelques mois, comment elle avait été violée à l’âge de 15 ans par son entraîneur.A Angoulême, Slalom fait le buzz. Il y a trois ans, la réalisatrice n’avait trouvé aucun financement pour son film auprès des chaînes publiques. Dans quelques jours, il recevra, au Festival de Deauville (Calvados), le prix d’Ornano-Valenti de la première œuvre, une récompense décernée en 2019 aux Misérables, de Ladj Ly« Je voudrais souligner le courage qu’on a eu de faire ce film, avec Charlène Favier, confie Noée Abita. Slalom n’est pas autobiographique, mais son sujet fait écho, chez elle et chez moi, à des expériences vécues. Je suis très fière de dénoncer des abus sexuels dans le sport, et ailleurs », explique l’actrice, en pesant chacun de ses mots. Elle ajoute aussitôt : « Mais ce n’est pas un film contre les hommes, je ne brandis pas de pancarte. Et Jérémie Renier n’incarne pas un “serial abuseur”. On a beaucoup, beaucoup discuté, pendant le tournage, pour savoir exactement ce qu’on voulait raconter. » Extrait Le Monde